Parfums de vie, parfums d'envies...
J'ai toujours été très sensible aux odeurs, je me demande même s'il n'y a pas quelques gènes de loup-garou qui se baladent dans mes veines. Quand j'étais toute petite je mettais souvent mes parents dans un sacré embarras, en plongeant systématiquement la truffe dans mon assiette pour renifler ce qu'on voulait me faire manger, dès que je n'étais pas chez moi. A croire que je m'imaginais victime d'un complot visant à m'empoisonner ! Et le pire était paraît-il quand je relevais la tête en faisant "beuuuuuurk", le nez froncé et la grimace dégoûtée
Je remercie ma mère d'avoir réussi à me faire passer cette déplorable manie, passk'en société ça le fait moyen quand même, quand on est adulte. Mais l'odorat est resté mon sens le plus développé. Il y a bien des moments où je m'en passerais avec bonheur (dans les transports en commun par exemple
;-) ) car il existe pas mal d'odeurs désagréables, mais la plupart du temps c'est super de respirer la vie. Chaque saison a son odeur particulière, j'ai d'ailleurs en ce domaine une préférence pour l'hiver et le printemps. J'aime l'odeur de la propreté (vêtements, corps, tanières), du linge qui a séché dehors à la campagne, de l'herbe fraîchement coupée, d'une pluie d'orage en été, de la forêt, d'un plat qui mijote avec un bouquet garni, de la peau après l'amour, des magasins de livres et globalement de toute librairie-papeterie (quoique là je me demande s'il n'est pas davantage question de madeleine d'enfance), du placard où je range ensemble le café et les épices, de l'air marin, de l'essence (ben oui
), du bois (en copeaux où en train de flamber dans une cheminée), de la fourrure d'un chat (propre le chat, hein
), du pain frais, de l'Orient, et de tant d'autres choses encore

Golden Triangle, Thailand